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30 novembre 1999
Postuler le 31 mai 2016
Les portes de l’orient (15émé session du festival )
La presse : Bady Ben Naceur


Les portes de l’orient

Olivier Bernex est un inquiet exemplaire. Abstraction ? Figuration ? L’artiste offre un exemple de refus de la peinture à se plier aux poncifs de ceux qui la parlent. En c’est en Tunisie précisément qu’il va s’habiller d’enthousiasme dans le réalisme et la lumière du petit port lagunaire de Maharès.

La Tunisie des extases

Invité une première fois (en 1996), puis, une seconde (en 1998), à l’occasion du festival des arts plastiques de Maharès, Olivier Bernex va tellement ressentir l’atmosphère des paysages tunisiens qu’il en sera bouleversé. Pour lui, c’est le tournant attendu depuis fort longtemps, une fois la Méditerranée enjambée. Ce qu’il va appeler les « Portes de l’Orient » sont le thème générique d’une grande exposition ( de Marseille à la Seyne-sur- Mer ) qui va , mieux que tout autre discours , montrer les couleurs de la Tunisie à des publics qui n’arrivaient pas une idée exacte de notre terroir et de la richesse fabuleuse qu’il nourrit en son sein , depuis des millénaires.

A Maharès, Olivier Bernex devient complètement matissien et même rimbaldien. Il nait alors chez lui une existence subite de peinture-voyant, comme il n’en avait jamais supposé une, même à travers son thème de « La Peste à Marseille ». C’est ainsi qu’il se mit à croquer avec fièvre, à peindre et à inscrire ses nouvelles impressions sur ses carnets de voyage. Al ‘heure de la canicule et de la poussière blanche, il errait ainsi dans Maharès, apostrophant les silhouettes et les choses qui baignent dans une atmosphère lumineuse très particulière, surtout durant le mois d’aout. Depuis le port outre-mer et jusqu'à l’ocre des ergs, vers le sud, il s’en allait ainsi dans cet infernodi Dio que vient seulement ponctuer le labeur incessant et méticuleux des Mahrésiens, de l’arrière-pays : la verdoyance des oliveraies, les sénias de grenadiers et de figuiers, les palmiers dattiers, ces parasols naturels sous lesquels le voyageur, harassé, vient trouver de l’hombrage et de la fraicheur, enfin les barques et les jarres du côté du port lagunaire.

Olivier Bernex arrivant ainsi pour la première fois dans cette Tunisie qu’avaient, avant lui, traversé Klee, Mack, Moillet, Matisse… devint aussi l’un des nouveaux maillons du chapelet de cette quête infinie.
Depuis cette date, l’artiste n’arrête pas de peindre ce qu’il a vu, senti, aimé aux abords du grand Sud tunisien.
Mieux que quiconque, il a montré des images de notre pays éblouissantes de clarté, de lumière et de poésie.
Aujourd’hui, deux monographies sont en vente, en France, sur ce périple intitulé Les Portes de l’Orient.
Et c’est à travers son œuvre que beaucoup de gens – et notamment des artistes – ont eu à leur tour le désir de venir visiter le pays…

Bady B. NACEUR

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